"11 Serpents" de Philippe Saimbert : petits meurtres en famille

 

11 Serpents
de Philippe Saimbert

 

 

 

Le huis-clos littéraire est à la mode. Nous avions déjà fait ce constat avec « Les Retrouvailles » d’Olivier Maulin. Les ressorts comiques offerts, s’ils sont rondement utilisés, peuvent être savoureux. Dans « 11 Serpents » Philippe Saimbert reprend cette dynamique en y ajoutant des éléments propres à son univers fait de rock’n’roll, de cinéma et de bandes dessinées. En somme, un mélange des genres cher à l’auteur, mais un pari littéraire osé. Une franche réussite ? Lettres it be vous donne son avis !

 

 

 

// « D’un (presque) commun accord, nous avions décidé de ne pas participer à ce jeu délirant. Abeline pouvait bien garder son fric. On s’était félicité de cette décision, gargarisé de belles paroles, de nobles pensées. « Aux nobles âmes, les nobles pensées ! » avait même lancé Diane avec emphase. » //

 

 

 

# La bande-annonce

 

 

 

(Quatrième de couverture) : La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.

 

 

11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort. Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

 

 

 

# L’avis de Lettres it be

 

 

 

Un petit feu d’artifice ! C’est le premier constat qui nous vient en tête dès lors que l’on referme ce livre, ce « 11 Serpents ». D’emblée, la couverture de l’ouvrage nous plonge dans un univers coloré, dynamique, surprenant. Et l’histoire, durant tout son déroulement, va nous transporter de rebondissement en rebondissement, de surprise en surprise, tout cela par le biais d’une écriture légère, acide par moment mais tellement exhilarante.

 

Cette cousine Abeline est la définition même de l’expression consacrée : un personnage haut en couleur. Sa volonté de faire entrer les membres de son entourage dans une petite lutte intestine en vue d’un héritage grandiloquent donne à l’histoire tout son piment. On ne peut s’empêcher, de par le cadre, la narration et le twist final très bien exécuté, de penser aux grands films comiques, d’« Arsenic et vieilles dentelles » en passant par « Certains l’aiment chaud ». A la lecture de ce livre, un sourire habite nos lèvres pour ne les quitter qu’une fois toutes les pages tournées.

 

 

 

Tout l’univers de Philippe Saimbert se retrouve transfiguré dans les pages de ce livre : du rock, du cinéma, l’esprit fantasque de la bande dessinée … L’auteur également scénariste de BD et auteur de polars nous offre ici un exemple de mélange des genres, un cocktail détonnant à mettre dans les mains de tous les lecteurs désireux de retrouver la légèreté d’un roman parfaitement mené !

 

 

 

// « Celui qui gagne c’est celui qui baise en dernier ! » //

 

 

 

 

 

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