80 000 personnes dans la rue contre les violences faites aux femmes!

La Journée internationale contre les violences faites aux femmes a coloré plusieurs villes de France en violet, avec des dizaines de milliers de manifestants réclamant davantage d’actions gouvernementales.

Des visages de femmes, victimes de leurs conjoints, ont été mis en évidence dans la foule. Les estimations quant au nombre de participants varient : alors que l’organisation Nous toutes et la CGT évoquent le chiffre de 80.000 personnes, la préfecture de police parle de 16.500 manifestants.

Un bilan alarmant

La question des féminicides reste préoccupante. En 2022, 118 cas ont été enregistrés, un chiffre comparable à celui de 2021. Pour 2023, les onze premiers mois ont déjà comptabilisé 121 féminicides.

Face à ces chiffres, le président Emmanuel Macron a affirmé que la violence envers les femmes n’est pas une fatalité et a exposé les mesures mises en œuvre pour contrer ce fléau.

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Des revendications précises

Les manifestants ont exprimé leur volonté de voir un plan de 2 milliards d’euros mise en place pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Ce montant contraste fortement avec les 185 millions d’euros actuellement alloués par l’État selon le collectif Grève féministe.

Le mouvement n’est pas resté cantonné à une seule ville. Des rassemblements ont eu lieu partout en France, dans une atmosphère de fête et de danse, où hommes et femmes ont manifesté leur soutien.

Des messages forts

Des pancartes violettes portaient des slogans tels que “Protégez vos filles, éduquez vos fils”, “En France, un viol toutes les 6 minutes”, “On ne nait pas femme mais on en meurt”, “Danser sans être droguée”, “Quand je sors, je veux être libre, pas courageuse” et “Ras le viol”.

La conflictualité entre Israël et le Hamas a aussi trouvé une place dans la manifestation parisienne. Des drapeaux palestiniens étaient visibles et des pancartes dénonçant les agressions du Hamas ont été brandies. Certaines manifestantes étaient présentes pour “dénoncer les féminicides contre les femmes israéliennes commis par le Hamas”, une banderole finalement retirée.

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