Le peuple haïtien pris en otage : le Premier ministre démissionne

La crise politique en Haïti prend de l’ampleur suite à la démission annoncée du Premier ministre Ariel Henry. Les partis politiques sont dans le désarroi et en désaccord sur la formation d’autorités provisoires.

Conseil présidentiel de transition : requête internationale

Face à cette situation, l’ONU, la Caricom, les États-Unis et la France interpellent les partis politiques haïtiens. Ils recommandent la formation d’un “conseil présidentiel de transition”. Ce conseil devrait être composé de sept membres votants, issus de diverses forces politiques et du secteur privé. Sa principale mission serait de nommer un Premier ministre par intérim et de mettre en place un gouvernement “inclusif”.

Négociations et rejets

Or, la mise en place de ce conseil rencontre des obstacles. Les négociations sont ardues. Certaines factions politiques s’opposent même à l’idée de la Caricom. Des divergences opèrent au sein des partis sur le choix de leurs représentants.

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Contrôle des gangs et violences

Parallèlement, Haïti est aux prises avec des gangs armés. Ces derniers sont responsables de violences et dominent 80% de la capitale. L’un des chefs de ces groupes criminels déclare qu’il persévérera dans son combat pour la “libération” d’Haïti.

Suspension de l’aide kényane et protection des Marines américains

La situation haïtienne a des répercussions internationales. Ainsi, le Kenya a décidé de suspendre l’envoi d’un millier de policiers en mission internationale, une initiative soutenue par l’ONU. Le président kényan assure néanmoins que le déploiement se fera dès l’installation du conseil présidentiel. Du côté américain, des Marines ont été dépêchés pour protéger leur ambassade sur place.

Reprise partielle des activités et aide humanitaire

Malgré le climat tendu, une certaine reprise des activités est observée à Port-au-Prince. Certains bureaux publics ont rouvert et les activités commerciales ont repris. Les écoles et l’aéroport international, par contre, demeurent fermés. L’ONU envisage un “pont aérien” entre Haïti et la République dominicaine afin de soutenir l’effort humanitaire.

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Appel à l’action de l’ONU

Pour conclure, l’ONU appelle à une formation rapide du conseil et à la mise en place d’une mission de soutien internationale pour sortir Haïti de cette crise.

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