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Non, les jeunes n'ont pas abandonné la lecture


C’est grâce à une étude présentée le 28 juin 2016 par le Centre national du livre qu’il est possible de présenter la conclusion suivante : oui, les jeunes lisent encore et non, ils n’ont pas abandonné définitivement la lecture en lui préférant les Smartphones ou les réseaux sociaux. Même si les habitudes et les modes ont changé, force est de constater que la lecture reste un loisir important chez les 7 – 19 ans. Lettres it be vous présente les conclusions de cette passionnante étude.

 

 

La lecture chez les jeunes : du changement mais pas de bouleversement en vue

 

 

Cette étude réalisée par le Centre national du livre en partenariat avec l’institut Ipsos a donc pris pour cible de ce questionnaire 1500 jeunes filles et jeunes garçons de 7 à 19 ans. Première statistique à retenir l’attention et à rassurer quant au rapport entretenu par les jeunes avec la lecture : 78% des jeunes lisent des livres par goût personnel, sans que ces lectures leur aient été imposées dans un cadre scolaire. Parmi eux, 28% lisent même tous les jours ou presque, pour un volume horaire moyen d’environ 3 heures par semaine.

 



Que ces lectures soient imposées par l’école ou non, 77% des jeunes interrogés avouent aimer lire. Le plaisir est la raison première (pour 55% d’entre eux), tout comme la détente (48%) mais aussi l’évasion (42%). Concernant les moments favoris pour s’adonner à la lecture, les élèves questionnés dans le cadre de cette étude préfèrent lire avant le coucher pour la plus grande majorité d’entre eux (85%). Pendant leurs vacances, ce sont 6 élèves sur 10 qui apprécient lire et profiter de ce temps de repos.

 

 

Bourdieu et le déterminisme social, encore d’actualité…

 

 

Gros point noir de cette étude, les chiffres concernant la pratique de la lecture en fonction de l’origine sociale. Il apparaît dans les résultats obtenus que les plus gros lecteurs chez les jeunes sont issus de foyers où les parents sont eux-mêmes des lecteurs aguerris et où l’accès aux livres est le plus facile. Il s’agit également de foyers où les parents contrôlent rigoureusement l’accès à Internet et où le niveau d’étude et la catégorie socioprofessionnelle figurent parmi les plus élevés. Pour ce qui est des jeunes filles et des jeunes garçons qui disent ne pas aimer lire ou qui ne lisent que très rarement, là encore, le facteur socioprofessionnel et l’origine sociale interfèrent de façon importante.

 

 

C’est véritablement sur ce point que l’étude apporte des questionnements on ne peut plus intéressants alors que l’accès à la lecture est une problématique débattue depuis plusieurs années maintenant.

 

 

 

Pour retrouver l’étude en intégralité, n’hésitez pas à vous rendre sur la page qui suit : https://fr.calameo.com/read/001828715c194f04eb46b




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