"Je suis le genre de fille" de Nathalie Kuperman : les tribulations d'une Parisienne

Je suis le genre de fille est le nouveau roman de Nathalie Kuperman publié chez Flammarion
Je suis le genre de fille est le nouveau roman de Nathalie Kuperman publié chez Flammarion

Nathalie Kuperman est auteure, bien connue dans le rayon « Jeunesse » mais aussi du côté de la littérature pour les grands. En 2018, elle a fait paraître chez Flammarion son dernier roman Je suis le genre de fille, récemment sorti en version poche chez Folio. L’occasion pour Lettres it be de découvrir ce livre et de vous en faire la critique.


# La bande-annonce

 

« D’accord » : c’est peut-être le mot que Juliette dit le plus souvent, par fatigue, lâcheté ou absence d’à-propos. Elle est le genre de fille accommodante, avec ses proches, son ex-mari un brin narquois, son adolescente de fille, son trop parfait collègue de travail. Jusqu’au moment où elle décide de dire non. Un immense « non » libérateur, lancé à la figure de ceux qui ne doutent jamais d’eux, qui tiennent à jouer le premier rôle dans leur comédie sociale.

 

# L'avis de Lettres it be

 

Après La Loi sauvage en 2014 paru aux éditions Gallimard, Nathalie Kuperman retrouve le chemin du rayon « Littérature générale ». Dans ce nouveau roman, l’auteure imagine (?) le quotidien d’une femme au zénith de sa vie, divorcée, maman d’une jeune fille qui avance, terriblement, dans l’âge. Dialogue intérieur, bientôt suivi des faits, Je suis le genre de fille nous met dans les pas d’un personnage en proie au doute, un personnage dévoré par l’envie de quitter les habits de proie pour ceux de chasseur.

 

Nathalie Kuperman
Nathalie Kuperman

Sauf que… À mi-chemin entre le Journal de Bridget Jones et le recueil de complaintes parisianistes étalées entre Monoprix et la difficulté de dire non au champagne, Je suis le genre de fille laisse une triste impression de regret. Au fil des chapitres, on semble perdre de vue la promesse initiale d’un récit caustique sur la vie d’une femme au carrefour de son existence. La légèreté sympathique des premiers chapitres laisse vite la place a quelque chose de beaucoup plus pesant, l’impression de lire entre les lignes d’un journal intime qui se serait pris au sérieux de la grande littérature. Et ce dernier chapitre, pour conclure sur une note d’émotion un récit qui n’a, semble-t-il, jamais su trouver le ton juste…


Écrire commentaire

Commentaires: 0