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La publication annulée de l’enquête de Michel Moatti sur Nordahl Lelandais autour de l’affaire Maëlys

Un an seulement après la terrible affaire autour de la disparition de la petite Maëlys lors d’un mariage, affaire dans laquelle l’ancien militaire Nordahl Lelandais avait très vite été mis en accusation pour enlèvement et homicide sur la petite fillette de 9 ans, Un ami de la famille – Rapport sur Nordhal L. devait paraître ce 4 octobre 2018. Une mise en vente qui sera finalement annulée. Lettres it be vous en dit plus sur les raisons de ce retournement de situation.

 

 

 

Ce jeudi 4 octobre devait paraître dans les librairies françaises un ouvrage sur un sujet d’actualité qui a fait couler beaucoup d’encre, et qui en fait couler encore énormément aujourd’hui. Le livre, Un ami de la famille – Rapport sur Nordhal L. devait être publié aux éditions Hervé Chopin. Cet ouvrage devait plonger les lecteurs dans la vie de cet homme accusé de meurtre de Maëlys, du caporal Arthur Noyer, mais également mis en examen dans plusieurs autres affaires. Aussi horribles que ces affaires puissent être, le suspect n’a pas encore été jugé, et aucune condamnation n’a encore été prononcée, ce qui, comme le prévoit la loi française, donne droit à la présomption d’innocence. Alain Jackubowicz, l’avocat de Nordahl Lelandais a obtenu auprès des éditions Hervé Chopin l’annulation de la mise en vente du livre sous peine de poursuites judiciaires. Son client n’ayant pas encore été jugé, la quatrième de couverture décrivant la « Naissance d’un monstre » porterait atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence de Lelandais. Michel Moatti s'est d'ailleurs confié sur son ressentiment au sujet de cette non-parution dans un interview délivré au Midi Libre.

 


Une parution trop précoce

 

 

 

Outre le fait que la présomption d’innocence n’ait pas été respectée, il semble également que la meilleure décision ait été prise par respect pour les familles de victimes. La lumière n’ayant pas été faite sur les circonstances exactes de la mort de Maëlys et du caporal Arthur Noyer, il en va du respect pour les familles de ne pas publier un livre présenté comme un « roman ». Un ouvrage qui se dit proche de la réalité de l’accusé et qui se donne pour but de révéler au grand public les secrets du suspect ainsi que les incohérences rencontrées dans sa défense. Laissons à la justice le temps de faire son travail, et aux familles le temps de faire leur deuil respectif. Une position que semble avoir adoptée l’éditeur si l’on en croit sa décision. Affaire à suivre.






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