"Le prix de la liberté" de Ludvik Jean-Denis : en quête de liberté

 

Le prix de la liberté
de Ludvik Jean-Denis

 

 

 

L’esclavagisme demeurera à jamais cette sombre tâche dans notre Histoire collective, celle d’un monde ayant oublié son Humanité pendant de trop longues années. Il n’est jamais aisé d’écrire sur une telle période historique, et pourtant, Ludvik Jean-Denis, un jeune auteur guadeloupéen s’y est adonné. « Le prix de la liberté » est le récit d’une esclave qui va poursuivre, toute sa vie, un but précis : la conquête de sa liberté. Lettres it be vous donne son avis sur le premier livre d’un auteur qu’il faudra garder à l’esprit !

 

 

 

 

// « Le ciel devint gris, de nombreux nuages commencèrent à se former au-dessus de l’habitation. C’était annonciateur d’un mauvais temps, d’une pluie terrible accompagnée d’orages et de tonnerre. » //

 

 

 

 

# La bande-annonce

 

 

 

(Quatrième de couverture) : Cornelia, une jeune esclave, vit paisiblement dans l’Habitation Saint-Pierre avec ses parents. Après une tentative de vol et de fuite vaine, ces derniers connaissent une fin tragique.

 

 

 

L’arrivée de Joseph, un nouvel esclave, bouleverse la vie de Cornelia, qui se laisse séduire par les discours très engagés de celui-ci à propos de la liberté, jusqu’au jour où un conflit sans précédent éclate …

 

 

 

L’instabilité politique de l’île offre de nombreuses possibilités de liberté à Cornelia qui préfère commettre l’irréparable.

 

 

 

La jeune esclave entame un long chemin vers une contrée inconnue où sentiments et émotions sont mis à rude épreuve. Parviendra-t-elle à conquérir ce trésor inestimable qu’est la liberté ? La fortune sera-t-elle de son côté ?

 

 

 

# L’avis de Lettres it be

 

 

 

« Le prix de la liberté » n’est pas qu’un roman parmi tant d’autres. Il mêle à la fois réflexions historiques, considérations humaines et récit de vie dans ces Antilles tant meurtries. Dans la plus pure tradition des auteurs qui l’ont inspiré, dans cette tradition des Césaire, des Depestre, des Zobel, Ludvik Jean-Denis livre un récit poignant, souvent touchant, émouvant et parfois violent, mais sans jamais perdre cette once d’humanité qui nous permet de continuer à espérer. Le destin de Cornelia, jeune esclave livrée à elle-même sur la route de sa liberté, fait vibrer un roman intéressant sur bien des points.

 

 

 

 

L’éloge reste tout de même à nuancer. L’écriture de Ludvik Jean-Denis manque encore d’allant, de légèreté. Les phrases coupées au cordeau s’enchaînent, les envolées imagées ne sont que trop rares pour ponctuer un roman qui se lit trop brièvement. La psychologie des personnages incarne le manque criant de ce livre. En effet, on parle ici d’amour, de mort, de manque, mais sans jamais toucher du doigt la substantifique moelle de ces notions qui font et qui feront toujours battre nos cœurs.

 

 

 

 

De toute évidence, ces quelques errances sont à mettre au profit de la jeunesse d’un auteur en devenir qui, il y a fort à parier, devrait continuer à polir sa plume dans ses prochains livres, et ce afin de nous livrer des romans de plus en plus captivants.

 

 

 

// « Le début de soirée s’annonçait torride pour le couple fraîchement marié. Cornelia était aux anges. Elle allait enfin goûter aux plaisirs de la liberté. Jubilation ! » //

 

 

 

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