06/06/2020 : Direction le monde d'après !

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Amie lectrice, ami lecteur,
 
 
j'espère que vous allez bien après toutes ces semaines que nous venons de vivre !
 
 
Il faut rester prudent mais les signes sont encourageants : le plus dur de la crise semble être derrière nous.
 
 
Les courbes de mortalité et de contamination baissent en France et en Europe, tout n'est pas réglé, mais l'espoir fait son grand retour.
 
 
Bien sûr, il faudra réparer les dégâts. Beaucoup de nos concitoyens devront réparer les pots cassés.
 
 
Et on ne parlera plus d'eux quand les Jeux Olympiques et le nouveau scandale politique à la mode auront pointé le bout de leur nez.
 
 
Mais on nous l'avait promis : le monde d'après allait arriver. De l'écologie à l'économie, tout devait aller mieux. 
 
 
Finalement...
Quels ont été les événements de ces derniers jours ?
 
 
Le meurtre de George Floyd embrase l'Amérique et le monde entier à sa suite.
 
 
Là où ce drame absolu (un de trop, comme à chaque fois) aurait pu faire prendre conscience à tout le monde de l'importance de combattre le racisme ensemble...
 
 
... on voit fleurir les idées de "privilège blanc", de "racisme structurel", etc. Le  "genou à terre", jusqu'alors signe de solidarité, est devenu symbole (obligatoire ?) de l'excuse des souffrances passées.
 
 
 
Chaque individu est réduit à sa couleur de peau, comme seul marqueur de l'appartenance à un clan, à son clan. Il doit assumer, s'excuser jusqu'à la parodie.

On pensait que la réduction d'un humain à sa seule couleur de peau était la définition du racisme. C'est devenu l'étendard de l'antiracisme
 
 
C'est le début de la fin : la lutte antiraciste est entrée dans l'ère du "un contre un", quittant l'espoir d'un combat "un avec un".
 
 
Et il y a des dommages collatéraux...
 
 
En France, Virginie Despentes, après avoir loué son amour des tueurs de Charlie Hebdo dans Les Inrocks en 2015, revient avec une Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème...
 
 
Le boxeur Tony Yoka invite le peuple sur les réseaux sociaux à "Brûlez tout, niquez tout" en réaction au meurtre de George Floyd.
 
 
Pour lutter contre les violences policières, le réalisateur Matthieu Kassovitz propose de "désarmer les policiers".
 
 
Si l'on revient du côté du coronavirus, on apprend que la célèbre revue scientifique The Lancet a publié une étude alertant sur le danger de l'hydroxychloroquine (le "traitement du Pr Raoult") sur la base de chiffres... complètement truqués fournis par une entreprise obscure.
 
 
Trois des quatre auteurs de l'étude ont décidé de se retirer en faisant leur mea culpa. De quoi relancer pour une nouvelle bataille la guerre sidérante entre les pro- et les anti-Raoult en France..
 
 
Vous reprendrez bien un peu de monde d'avant ?


Le constat est terrible.
 
 
Après avoir vécu l'extraordinaire, nous voilà de retour dans l'ère du mensonge, de l'hystérie collective et de l'impossible prise de recul.
 
 
Il faut être pour, il faut être contre, il faut choisir son camp, il faut mettre un carré noir sur Facebook en signe de soutien...
 
 
Toutes les opinions sont devenues des armes pour mieux lutter et détruire l'opposant...
 
 
... et le doute, le "je ne sais pas", est un drapeau blanc peut-être plus suspect encore que la plus létale des armes.
 
 
Michel Houellebecq, lui aussi à travers une lettre lue sur France Inter, parlait du monde d'après comme un "monde d'avant en un peu pire".
 
 
Nous y sommes.