"Sans tambour ni tempête" de Fred Roigoon : et moi, et moi émois

 

Sans tambour ni tempête

de Fred Roigoon

 

 

Nous avions quitté Fred Roigoon avec son thriller haletant à la mode suédoise, « Dancing Queen » dont vous pourrez retrouver la chronique sur cette page. Nous avions quitté un auteur en pleine maturation, après « La vengeance de Marie-Antoinette » et « #Opération Jésus », deux romans rondement menés et à découvrir sans attendre. Avec « Sans tambour ni tempête », Fred Roigoon revient dans une thématique qui change de ses habitudes d’écriture. Le nouveau Roigoon est arrivé : alors, bon cru ? Lettres it be l’a goûté et vous donne son avis !

 

 

 

// « Je gare mon scooter boulevard du Port-Royal et regarde ma montre pour la cinquième fois : dix-huit heures cinquante-cinq. Cinq minutes d’avance ! Je ne ce cesse de louer ce mode de transport rapide. Je me remémore la désapprobation d’Isabelle qui a toujours été réfractaire aux deux-roues ; trop dangereux selon elle. » //

 

 

 

 

# La bande-annonce

 

 

 

(Quatrième de couverture) : Axel a tout pour être heureux, une belle famille, un travail passionnant, une notoriété et de l’argent. Seulement voilà, son caractère sombre l’empêche de voir le bonheur qui l’entoure. Le parachutage d’un journaliste célèbre dans son journal, une rencontre inattendue avec une femme médecin, des événements tragiques, vont faire vaciller ses certitudes. Géant aux pieds d’argile, Axel saura-t-il basculer du bon côté de la frontière invisible qui sépare la haine de l’amour ? Saura-t-il changer de regard et enfin saisir sa chance ?

 

 

 

 

# L’avis de Lettres it be

 

 

 

Un homme au carrefour de sa vie et qui se doit désormais d’emprunter de nouvelles voies quitte à tout changer, tout abandonner : voilà le postulat de départ du nouveau Roigoon. Loin des thrillers historiques dont il a pu nous délecter par le passé, Fred Roigoon s’oriente désormais vers le terrain miné de l’Humain et de toutes ses facéties. Plein d’humilité comme en témoigne la note présente en fin de livre, l’auteur refuse le rôle de donneur de leçons pour assumer, humblement et avec réussite, celui du conteur, du passeur de songes.

 

 

 

 

« Sans tambour ni tempête » est au croisement de plusieurs livres ayant déjà retenu toute notre attention chez Lettres it be : « Nos séparations » de David Foenkinos ou encore « Danser au bord de l’abîme » de Grégoire Delacourt. Des romans humains très humains, loin de l’analyse psychanalysante des relations humaines et qui fait grandement défaut à la littérature moderne. Une véritable course d’orientation dans la vie d’un être qui l’a entièrement perdue, cette orientation.

 

 

 

Fred Roigoon délivre ici un roman où le « moi » d’Axel, le personnage principal, focalise tout. L’homme de ce romain se referme entièrement sur lui et lui-seul, jusqu’à en oublier le bonheur, les gens qui gravitent autour de lui. Avec cette simplicité d’écriture et cette plume alerte qui ont toujours, jusqu’à présent, caractérisé les livres de Fred Roigoon, cette histoire est brillamment menée du début à la fin, en toute humilité, en toute finesse. Un livre réfléchi et qui fait réfléchir. A lire d’urgence.

 

 

 

// « Lorsque l’échec est indubitable, que toutes les tentatives sont vaines, ma compagne s’endrot à l’auberge du cul tourné. Les mots rassurants qu’elle avait l’habitude d’employer à mon égard quand un tel incident arrivait sont vite oubliés. //

 

 

 

 

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