"Le musée perdu" de Steve Berry : la Chambre d'ambre au cœur de toutes les envies

"Le musée perdu" de Steve Berry

Le tout premier roman de Steve Berry, ancien avocat américain, la première pièce d'une oeuvre essentiellement composée de thrillers historiques à couper le souffle. C'est tout du moins la promesse qui était faite au moment de débuter la lecture de ce "Musée perdu". Des nazis, la Chambre d'ambre au cœur de tous les intérêts, des chercheurs de trésors qui se tirent dans les pattes ... Lettres it be vous en dit plus !

 

 

 

// « Elle avait lu, quelque part, que les Chinois assimilaient les livres à des boucliers protecteurs contre les esprits maléfiques. Et c'était ce qu'ils avaient fait pour elle. » //

 

 

 

# La bande-annonce

 

 

 

(Quatrième de couverture) : En 1945 "la huitième merveille du monde", la Chambre d'ambre, dérobée par l'armée nazie lors de l'invasion de Leningrad, se volatilise. Malgré toutes les recherches, elle n'a jamais été retrouvée ...

 

Aujourd'hui à Atlanta, Le père de Rachel Cutler, d'origine russe, rescapé du camps de concentration de Mauthausen, vient de mourir dans d'étrangers circonstances. Il laisse derrière lui les clés d'un secret qui l'a hanté toute sa vie. Commence alors pour Rachel une quête qui va la conduire aux portes de la Chambre d'ambre ...

 

 

 

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur … L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

 

 

 

# L’avis de Lettres it be

 

 Les romans historiques ont toujours été la madeleine de Proust (et même la biscotte ...) de Lettres it be. Alors la promesse initiale de ce premier livre de Steve Berry ne pouvait que nous ravir. Et, comme il semblerait que ça soit la tendance après "L'art du jeu" ou encore "Blitz", il est vrai que la première partie du livre prend très vite le pas sur le reste ...

 

 

// "Quels que puissent être le motifs qui poussent à saccager un pays, nous devrions toujours épargner les édifices qui font honneur à la société humaine, tels que les temples , mausolées, bâtiments publics et autres monuments d'une beauté remarquable..." //

 

 

Dans ce "Musée perdu", c'est véritablement la belle Rachel Cutler qui occupe le premier rôle. Fille d'un ancien déporté témoin direct de l'horreur, elle héritera très vite d'un lourd secret à la suite de la mort de son père, dirait-on de l'assassinat de son père. La poursuite de la Chambre d'ambre peut alors débuter. Sur sa route se trouveront d'autres pilleurs de trésors, à mi-chemin entre James Bond et Indiana Jones. Et c'est à partir de là que le récit s'essouffle : alors que la première partie offre une tension certaine, une narration précise et qui navigue entre les époques pour mieux éclairer la présente, la seconde partie du roman se perd en péripéties. A trop vouloir couper le souffle, ce dernier se fait long, alangui et le roman ne touche plus au but. Les personnages se croisent, s'allient pour mieux se départir par la suite. On en vient presque à se demander : "Et alors ?", tant l'histoire rame et perd de vue son objectif initial.

 

 

En somme, une petite déception dans le genre alors que d'autres auteurs y brillent bien plus aisément (Glenn Cooper entre autres). Mais laissons tout de même une chance à Steve Berry : Lettres it be ne manquera pas de découvrir plusieurs de ses autres romans pour s'offrir une hauteur de vue différente. Affaire à suivre !

 

 

 


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